Cours
- A l'Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des Techniques de Diffusion -INSAS - Bruxelles (1989 – 1998) : Financement du cinéma et de l’audiovisuel (30h)
- A l’Université de Vienne (Institut für Theater- Film- und Medienwissenschaft) (2012, 2013, 2014) : Internationale Filmproduktion (24h – Sommersemester)
- A l’Université de Liège (depuis 1995) :
- Production cinématographique et audiovisuelle (30h) (cours donné en anglais depuis 2010) ;
- Questions approfondies d’économie du cinéma : coproduction internationale de films (15h) (cours donné en anglais depuis 2010) ;
- Communication et propriété intellectuelle (30h) ;
- Copyright in Europe (30h).
Ma méthode
Depuis 2003, je me suis éloigné de la méthode d’enseignement ex cathedra pour privilégier un enseignement participatif. L’objectif est de créer des dynamiques de groupe et de partage de connaissance.
Si le syllabus existe toujours, il n’est plus la transcription de ce qui a été dit au cours et ne constitue plus la « matière d’examen ». Il est une base dont les étudiants prennent connaissance dès le début du cours et sur laquelle se construit l’enseignement participatif. Il n’y a plus d’examen mais une note basée sur la participation active de chaque étudiant.
Le modèle que j’ai développé pour mon cours de « Communication et propriété intellectuelle » à l’université de Liège est le suivant :
Le premier cours consiste en une présentation générale de la matière et de la méthode de travail.
Au deuxième cours : les étudiants :
- ont lu le syllabus ;
- posent des questions sur les points qui appellent des réponses ;
- ont constitué des groupes de travail. Chaque groupe propose un sujet consistant en un cas pratique qui illustre une ou plusieurs questions théoriques du cours. Ce sujet, une fois validé, fera l’objet d’un travail écrit et d’une présentation orale.
Après la deuxième séance le cours est interrompu durant 4 semaines pour permettre la préparation des travaux.
- Chaque groupe prépare un travail écrit qui sera présenté devant l'auditoire. (Le travail doit être « de groupe » c’est-à-dire pas un collage de contributions individuelles mais un travail résultant de la collaboration de plusieurs personnes qui se réunissent pour faire le travail).
- Une première version de chaque travail peut m’être soumise aux fins de critique (mise en évidence d’erreurs, de lacunes etc. Il ne s’agit pas d’une « correction » du travail). Les erreurs ou lacunes ne sont pas « sanctionnées » par la perte de points. La note attribuée au groupe ne prendra en compte que la version finale du travail. L’objectif est d’encourager les étudiants à faire le mieux et le plus qu’ils peuvent. Dans ce système, ils ne perdent jamais de points pour des erreurs ; ils en gagnent pour tous leurs progrès et améliorations, pour la créativité dont ils font preuve dans la présentation.
- Les travaux sont mis en ligne une semaine avant leur présentation afin d’être lus par tous les étudiants.
A partir du troisième cours (séances de 4 heures au cours desquelles deux travaux sont présentés), les travaux sont présentés par les groupes (avec accompagnement de supports : power point, films et documents audiovisuels, sites internet, etc.). Les groupes sont invités à faire preuve de créativité dans leur présentation et ont toute liberté à cette fin.
Chaque présentation (qui dure entre 45 et 60 minutes) est suivie d'un débat qui prend les formes suivantes :
- Un autre groupe assure la fonction de « répondant » : ce groupe a étudié le travail de façon approfondie et propose de façon synthétique (10 minutes) ses commentaires, critiques et analyses.
- A l'issue de l'intervention du groupe répondant le débat s'ouvre avec l'ensemble des étudiants présents : chaque intervention est argumentée.
- Chaque débat se poursuit en ligne, dans le cadre d'un forum, pendant quinze jours suivant la date de présentation de chaque travail.
Une note sur 20 est attribuée à chaque groupe pour le travail écrit, sa présentation orale et son intervention en qualité de « répondant » d’un autre groupe. Une note sur 10 est attribuée à chaque étudiant pour sa participation orale durant le cours et par écrit sur le forum. Les deux notes sont cumulées sachant qu’il faut obtenir au moins la moitié pour chacune des deux notes.
Dans ce modèle, il n’y a plus de transmission du haut vers le bas suivie de répétition. Les étudiants n’apprennent pas « une matière ». Ils apprennent à apprendre, à travailler en groupe et à partager ce qu’ils apprennent. L’effet multiplicateur est important. Cette façon de faire se révèle beaucoup plus enrichissante pour tous les membres du groupe, y compris le professeur. J’ai beaucoup appris de mes étudiants depuis que je pratique cette méthode.